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Encore un tour de pass-passe

Rubrique : Langue - par JulienConstant

Passe sanitaire et déconfinement des esprits

Conformisme, jeunisme, électoralisme...

Le Pass Senior s'entend exactement comme le passe qui permet d'ouvrir toutes les portes d'un immeuble. Il s'agit donc uniquement d'un affichage visuel des politiciens notamment, qui tiennent absolument aux voix qu'ils espèrent gagner chez les citoyens totalement macdonaldisés, ainsi que les jeunes, gros consommateurs des produits si innovants et porteurs d'intelligence des américains...

La presse ne comprend rien ai sujet comme d'habitude Que faut-il dire , Qu'est-ce qui est correct ? Toujours ces mêmes questions idiotes !

exemple : le journal 20 minutes.

La seule question pertinente c'est :

Pourquoi cet entêtement imbécile à afficher une allégeance sans faille à l'américain ? 

Même le Journal La Décroissance (numéro 183), journal qui a pris position contre l'écriture inclusive, dont la rédaction soignée évite les anglicismes, notamment ceux de la novlangue industrielle, démontre, s'il en était encore besoin, la force conformante de l'anglomanie politico-médiatique. Car le mot passe y est orthographié sans -e, sur  la page des titres, et tout au long des articles.

On observe la même servilité, nécessairement inconsciente, confinement des esprits oblige, dans une bonne partie des médias à propos du passe sanitaire, qui en anglais se dit COVID PASS.  

Une rapide recherche sur la toile donne deux catégories de médias, une avec pass, l'autre avec passe.  C'est-à-dire une totale indifférence, adossée à une absolue inconscience de ce précieux ridicule du snobisme franglais !

passe

Le conseil constitutionnel, CNIL, défenseur des droits, service.public.fr, Le Parisien, L'Express, France-Culture, RFI, Médiapart, Le Monde, culture.gouv.fr, France24, Le Figaro, RTL, La Croix, Sud Ouest, etc.

pass

Toutes les mairies, celle de ma ville, Lille, en tête, le gouvernement.fr, https://travail-emploi.gouv.fr, France-Info, Ouest France, RTBF, Nice-Matin, Le point, France TV Info, Libération, FranceBleu, BFMTV, Courrier international, LCI, Les Echos, PS, France Inter, La Voix du Nord, CNews, Charlie hebdo, La Décroissance (N° 183 octobre 2021), etc.

Dans le même registre de l'hésitation ou de la confusion, coexistent les articles "le et "la" concernant le SARS-CoV-2  

" Le SARS-CoV-2 (acronyme anglais de severe acute respiratory syndrome coronavirus 2), soit coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère, est le virus responsable de la Covid-19. Son acronyme est parfois partiellement francisé en SRAS-CoV-2."

 https://fr.wikipedia.org/wiki/SARS-CoV-2

Alors que le virus SARS-COV-2  est nommé indifféremment selon les sources, le COVID-19 ou plus récemment, notamment avec l'aval de l'Académie française, la Covid-19, personne ne semble s'être demandé au nom de quoi en français, il faudrait garder le D de disease  (Alphabet Phonétique International/dɪˈziːz/) ?

 Ce mot anglais a une traduction française figurez-vous, chère Académie française : maladie.

Que le président Micron l'ignore, qui massacre indifféremment l'anglais et le français, cela ne surprendra personne, mais de grâce mesdames et messieurs les sages en habit vert, réveillez- vous !

Alors, au nom de quoi ce stupide CoviD ?

Tout simplement, la cape d'invisibilité du conformisme, la servilité confortable de ce besoin de paraître 'moderne', de parler comme le maître américain, (cf. Alain Borer), la paresse, la crainte de se faire remarquer dans un monde ou l'on n'ose même plus prononcer le mot problème, édulcoré en souci mille fois par jour !

En parlant français tout simplement, je heurte mon entourage, qui perçoit mon ex-centricité, mon existence à l'extérieur de leur prison mentale.

Essayez, vous aussi, d'employer couramment en public les mots courriel et essèmesse, vous percevrez votre dissidence, votre inconcevable évasion sociale. 

Votre attitude sera perçue comme "malaisante", et vous mesurerez la force d'esprit et le courage nécessaire pour... parler votre langue maternelle.

Nous avons du mal à nous mettre dans la tête que nous sommes tous et chacun les artisans, les fabricants de notre langue. Rien, hors la publicité, les animateurs des médias serviles et donc aussi pression sociale, ne nous oblige à subir ce diktat de régression langagière, et cette inaudible, car imprononçable et impossible écriture inclusive, 

Mais revenons à ce confinement viral, illustré si brillamment par l'acronyme COVID :

Certes, mes proches sont habitués à m'entendre dire courriel, même s'ils ne peuvent pas faire de même. Mais je m'amuse aussi et tout de même à évoquer la COVIM. La maladie du coronavirus. Et je savoure l'expression interloquée de certains interlocuteurs, car la plupart ne remarquent pas, confinement mental oblige, que je dis Covim ; les relecteurs le savent : notre mémoire, visuelle ou auditive, se plaque littéralement sur notre perception, nous masquant souvent nos erreurs. D'où les inévitables "coquilles".

La liberté de penser est souvent source de conflit, d'où le panurgisme ambiant, mais aussi, et surtout, de plaisir. Elle détonne dans le bêlement général que provoque le conditionnement profond de nos esprits colonisés par le totalitarisme médiatique et la servilité béate de ses divers employés.

Mais dès que nous relâchons notre vigilance, nous sommes repris par le lavage de cerveau permanent auquel nous sommes soumis. C'est aussi le cas du journal la Décroissance dans le numéro 183. Nul n'est jamais à l'abri.

Rectifié par JulienConstant le 02/11/2024 05:53

Rectifié par JulienConstant le 03/11/2025 14:13


Rectifié par JulienConstant le 03/11/2025 14:40

Glossaire


Maladie du CoronaVirus

Maladie du CoronaVirus

L'invasion anglaise s'infiltre partout. Ce -d de COVID qui nous fait tiquer  est la première lettre du mot anglais disease /dɪˈziːz/ («diziz »)
LeDernierDesMotsTiquants ose dire la Covim, (la Maladie du COronaVIrus) refusant ainsi le conformisme linguistique en vigueur. Vive la liberté de parler, mère de la libre pensée !

Pression sociale

La pression sociale est liée à l’influence sociale. Fischer (2010) explique qu’il existe deux formes essentielles d’influence sociale, d’une part, la conformité et d’autre part, la soumission. Ces formes sont, pour l’auteur, « des situations dans lesquelles intervient une modification du comportement qui résulte de pressions spécifiques » (p. 74) Cairn.info

animateur-animatrice

A contre-courant, (ça fait tiquer) du conformisme hypocrite inclusif, ici animateurs désignent ici les hommes, les femmes, et aussi ceux qui me catégorisent brutalement dans les « cisgenre hétéro-sexuel». 


Date de création : 11/11/2021 16:36
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