Voilà qui va faire tiquer en salle des professeurs. Mais ce ne sera pas le dernier des mots tiquants.
Chers collègues et chères collègues, de français notamment, rallions-nous à Honoré de Balzac, François Voltaire, Bernard Cerquiglini, le Haut Conseil à l'Égalité entre les Femmes et les Hommes, Anne Sylvestre, Agnès de Féo, Éléonore Baude, Éliane Viennot,..
Alors que « une professeure » a été rentré de force dans l'usage, (Comme le Linky dans les logements), la professeuse, qui n'est pas née d'hier, survivra (comme le compteur électrique classique). Elle existe depuis longtemps, et en matière de visibilisation des femmes, elle veut aussi se faire entendre, car oralement, même avec un -e muet en finale, professeure, ça se prononce comme au masculin. Sauf si on est de Martigues, c'est vrai...
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La force du conditionnement est telle que de nombreux enseignants utilisent une écriture inclusive alors même qu'elle a été condamnée par le ministre. De même l'inepte professeure est docilement adopté par les enseignants, même quand la logique n'est pas au rendez-vous..
Bref, il apparaît nettement que cette réforme de l'orthographe, loin d'atteindre son objectif d'égalité, ne réussit par son incohérence qu'à semer le trouble, le désordre, chez les enseignants notamment, mais surtout chez nos pauvres ados ou adulescents lobotomisés par Snapchat et Tik-tok... Cet usage en -eure, créé artificiellement devient la norme par soumission. Pour une langue vivante, c'est le même mécanisme que les métastases du cancer, comme le dit si bien Alain Borer. Quelques milliers de personnes qui ont accès aux micros, au caméras, aux chaînes des réseaux sociaux, gravent dans toutes les mémoires, simultanément, tous leurs tics, souvent anglomorphes, croyant bien faire, se croyant investies du savoir-écrire et du savoir-dire. Ça me fait tiquer.
Or, depuis notre naissance, notre mémoire enregistre tout ce qui passe et repasse à portée de nos yeux et nos oreilles. Le rabâchage, tant décrié par les pédagogues modernes nous est imposé 24 heures sur 24. Et la pression médiatique, génère la pression sociale. Le résultat en est-il un progrès de la pensée ? Un enrichissement culturel ? On le voit même dans les textes de l'Éducation Nationale, on l'entend tous les jours dans les médias !
Or Professeuse est tout simplement un mot français, banni par la sottise de doctes ignorants et refusé par les « élites ». Oser l'employer est donc un acte politique quasi-héroïque, au risque d'être considéré comme un chimpanzé du présent.
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Citations contenant « professeuse » (Google Books)
CNTRL
Professeuse, subst. fém.,synon.Les seuls visages féminins que je voie, sans compter les professeuses, comme on dit ici, sont la femme de mon maître d'allemand et MlleW, fille d'un métaphysicien très-profond (J.-J. Ampère, Corresp.,1827, p.418).[Au Canada] Au primaire, on est instituteur ou institutrice à l'exception des spécialistes qui eux (elles) conservent le nom de professeurs ou professeuses (Le Devoir,5 nov. 1983, p.14, col. 5)
Projet Voltaire
Sevigne : « En khâgne, j’ai entendu ma professeuse d’allemand me dire que l’erreur était de dire ...»
Wiktionnaire, le dictionnaire libre
Terme longtemps proscrit par des grammairiens comme Louis-Nicolas Bescherelle[1], professeuse est le féminin de professeur recommandé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Une tentative avortée : https://www.ingenieuses.fr/
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Il faut 30 ans paraît-il pour qu'une réforme de l'orthographe passe dans l'usage (le temps que les vieux meurent.). Trois décennies de désordre donc, alors que d'autres facteurs de création du mystérieux usage s'ajoutent sans cesse avec la complicité mercantile des dictionnaires... Si encore ces réformes, parfois pertinentes, n'imposaient pas leur lot d'erreurs grossières,
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La lettre du Figaro Mardi 24 mars 2026 : « Pour finir, Renault sort une version électrique de la mythique Twingo 1. Est-elle à la hauteur de sa prédécesseur (sic) glorieuse à la bouille rieuse ? Bonne journée ! Votre épistolier, Louis Lecomte. »
(NdR : Monsieur Lecomte a décidément du mal à remplacer une habitude masculine, par un choix conforme aux mécanismes du français (prédécesseuse bien sûr !) On ne lui en voudra pas ; on en veut par contre aux semeurs d'anarchie avec ce suffixe non français pour les noms communs :-eure).
Notre parole reste foncièrement politique, mais nous ne le savons pas : soi je laisse faire sans réagir en répétant tout ce qui passe, soit je parle pour reprendre le contrôle de ma pensée, c'est-à-dire de ma vie ; je parle pour dire Non, j'existe ! Pour ressusciter un mot, le faire s'imprimer dans les mémoires. il suffit...d'oser l'employer.
Car la liberté est un muscle qu'il faut fortifier, sans coach entraîneur (les coachs sont plutôt les mouches du coche...). Ce muscle singulièrement atrophié, que les épreuves sportives de masse, en troupeau donc, ne peuvent pas renforcer, ni les institutions défaillantes du pays, ni les enseignants dont l'esprit critique est surtout dans un état ... critique.
J'ajoute donc, professeuse, à ma collection de bizarreries, ce mot devenu obus car, bien que parfait, il choque, tordant l'habitude imposée.
Oui l"exercice de la liberté liberté semble par définition bizarre (Brassens : «Les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux. ».
Avec bienveillance, mon entourage s'est habitué à courriel, texto, vestiaire, penderie, doper, et à tous ces mots que j'emploie effrontément et dépose ici pour les sortir un peu de l'effacement auquel ils sont soumis. Car l'usage, figurez-vous, chacun y contribue. Essayez texto, dans 3 mois quelqu'un de votre entourage l'emploiera.
Dans la même logique, j'aime bien et j'ose aussi Covim ! Et tous ces genres ados qui se croient, en vrai, libres ! Surprise, je parle bien français car tout le monde me comprend encore !
Les définitions, complexes, de la pensée abondent dans les champs philosophiques, psychologiques et neurologiques. je cherche en vain une référence claire.
Je vois trois éléments présents dans toute vie consciente : 1. la perception sensorielle, autrement dit les sensations, 2. les sentiments, autrement dit les impressions psychologiques, pouvant se traduire par des sensations, et 3. la mémoire. Chez l'humain seulement, la faculté d'abstraction qui se nourrit des trois éléments précédents, permet de produire des signes, visuels et sonores, que nous appelons, mots, idéogrammes, hiéroglyphes : c'est la pensée, transmissible, enregistrable, car partagée par les natifs de chaque langue.
Maladie du CoronaVirus
L'invasion anglaise s'infiltre partout. Ce -d de COVID qui nous fait tiquer est la première lettre du mot anglais disease /dɪˈziːz/ («diziz »)
LeDernierDesMotsTiquants ose dire la Covim, (la Maladie du COronaVIrus) refusant ainsi le conformisme linguistique en vigueur. Vive la liberté de parler, mère de la libre pensée !
Professeure est un mot tiquant ! J'emploie donc professeuse comme Honoré de Balzac, François Voltaire, Bernard Cerquiglini, le Haut Conseil à l'Égalité entre les Femmes et les Hommes, Anne Sylvestre, Agnès de Féo, Éléonore Baude, Éliane Viennot. Non à la didacture des imbéciles !
La pression sociale est liée à l’influence sociale. Fischer (2010) explique qu’il existe deux formes essentielles d’influence sociale, d’une part, la conformité et d’autre part, la soumission. Ces formes sont, pour l’auteur, « des situations dans lesquelles intervient une modification du comportement qui résulte de pressions spécifiques » (p. 74) Cairn.info
« La langue évolue » est un des grands poncifs de l’histoire de la bêtise. Ce qui est vrai, c’est que la langue est un corps vivant, donc mortel. Une langue évolue, le cancer aussi. La langue française n’évolue pas, elle involue. L’échange séculaire du français et de l’anglais a complètement cessé. Il en va de la langue française comme de l’industrie : on importe et l’on n’exporte plus. Imbécillité du running ! »
De quel amour blessée. Réflexions sur la langue française, Collection Blanche, Gallimard, 2014
Erreur ou farce linguistique qui consiste à déformer un mot ou une expression. Exemple farfelu : Je l'ai apercevu alors qu'il reviendait à pied...
Elle s'est faite couper les cheveux.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbarisme
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